Selon les estimations de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 306 personnes sont décédées en avril 2026 sur les routes de France, pour 265 en avril 2025, soit 41 tués de plus (+15%).
En métropole, 285 personnes sont décédées en avril 2026 sur les routes de France métropolitaine, contre 248 en avril 2025, soit 37 tués de plus (+15%). On enregistre une hausse de la mortalité des usagers de deux-roues motorisé (79 tués soit 27 de plus), des cyclistes (28 soit 12 tués de plus), La mortalité des automobilistes et des piétons est stable, mais reste à un niveau élevé pour un mois d’avril.
On observe une hausse de la mortalité des personnes de moins de 18 ans (26 tués soit 16 de plus), des 25-64 ans (142 tués soit 29 de plus) et pour les personnes âgées de 65 ans ou plus (83 tués soit 7 de plus), et une baisse pour les 18-24 ans (34 tués, soit 14 de moins). La mortalité augmente fortement hors agglomération (184 tués soit 45 de plus).
1.533 personnes ont été blessées gravement, soit une hausse de +8% par rapport à avril 2025, Les hausses notables concernent les utilisateurs d’engins de déplacement motorisé (EDPM) (127 blessés graves soit +45%), les usagers de deux-roues motorisé (523 blessés graves soit +8%) et les automobilistes (402 blessés graves soit +6%), alors qu’on enregistre une baisse pour les piétons (154 blessés graves soit -3%) et une stabilité pour les cyclistes (268 blessés graves) sur le mois d’avril.
4.560 accidents corporels de la circulation routière ont été enregistrés par les forces de l’ordre sur les routes de France métropolitaine en avril 2026, soit une légère hausse (+2%) par rapport à avril 2025.
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« Les chiffres de l’accidentalité du mois d’avril 2026 nous imposent une prise de conscience collective et un véritable sursaut de citoyenneté. La hausse très préoccupante du nombre de morts sur nos routes, notamment parmi les jeunes, est un drame humain que nous ne pouvons plus accepter. Derrière chaque chiffre, il y a des vies brisées, des familles endeuillées et des destins interrompus » a déclaré Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté.
« La sécurité routière est une responsabilité collective. Vitesse excessive, alcool, stupéfiants, téléphone au volant ou comportements déviants : ces dérives mettent directement des vies en danger. Prendre le volant, c’est aussi faire preuve de civisme, de responsabilité et de respect des autres ».
« Face à cette situation, nous devons porter une ligne claire : fermeté contre les comportements irresponsables et mobilisation totale en faveur de la prévention et de l’éducation. La route doit redevenir un espace de prudence, de respect et de citoyenneté. Derrière chaque accident évité, il y a une vie sauvée ».



