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Le fléau de la non-assurance automobile

Les jeunes conducteurs y sont poussés par les prix et les refus de contrat : danger !

 

Une analyse marché menée par L’olivier Assurance met en lumière un accès à l’assurance souvent bloqué ou trop coûteux pour cette population.

 


Résultat : pour des jeunes qui accèdent au permis de plus en plus tôt, s’assurer est un véritable parcours du combattant. Ce phénomène de société pose un problème collectif de sécurité et de protection.

En France, alors que l’assurance automobile est obligatoire, la non-assurance progresse et concernerait près de 700.000 véhicules. Les conducteurs de moins de 20 ans sont particulièrement touchés : confrontés à des tarifs élevés et à un accès restreint aux contrats, beaucoup peinent à s’assurer, alors même qu’ils sont plus exposés au risque d’accident en raison de leur moindre expérience. Cette situation est préoccupante en raison des conséquences potentiellement lourdes pour l’ensemble de la société.

L’olivier Assurance révèle un barrage quasi systématique à l’entrée chez les acteurs historiques du marché de l’assurance. Lors des demandes de devis, les jeunes conducteurs se heurtent très fréquemment à des messages de refus ou de blocage, tels que : « Votre profil nécessite une attention particulière de l’un de nos conseillers » ou « Malheureusement, nous ne pouvons pas vous proposer de tarif en ligne ». Dans les faits, l’absence d’un ou deux ans d’historique de permis ferme l’accès à de nombreux contrats. La seule véritable porte d’entrée reste souvent le parrainage familial, lorsque les parents sont déjà engagés avec l’assureur sollicité.

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Autre constat, à véhicule identique et garanties équivalentes, les écarts de prix sont significatifs. Les offres les plus compétitives oscillent entre 500 € et 537 € par an chez les assureurs directs, tandis que, chez certains assureurs traditionnels, le premier niveau de prix débute à 792 €, soit un surcoût minimal proche de 60%.

La progression de la non-assurance automobile ne peut être analysée uniquement comme un comportement individuel. Elle est aussi le résultat d’un accès à l’assurance de plus en plus sélectif, qui laisse durablement de côté une partie des conducteurs les plus jeunes.

Limiter l’assurabilité de cette population, alors même qu’elle est plus exposée au risque routier, pose une question de fond : celle de la protection collective.

« En cas de sinistre grave sans assurance, les conséquences pour le conducteur fautif sont dramatiques. Celui-ci est en effet susceptible de payer toute sa vie pour les dommages causés. Laisser une personne rouler sans assurance, c’est laisser cette personne prendre le risque d’une vie de dette » explique Julien Bouverot, directeur général de L’olivier Assurance.

« Nous sommes face à un enjeu de société qui doit être réglé. Dans ce contexte, l’ouverture des conditions de souscription apparaît comme un levier central pour enrayer durablement la non-assurance. »

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