Rejoignez nous sur FaceBook Rejoignez nous sur Twitter Rejoignez nous sur Linkedin

Protoxyde d'azote, danger sur la route

Avec l’usage détourné de ce produit, on passe vite du rire aux drames

 

La Sécurité routière a lancé une campagne pour alerter sur ce fléau qui fait de plus en plus de ravages.

 


Inhalé avant ou pendant la conduite, le protoxyde d’azote tue sur les routes. Il abîme également les organismes, loin de l’image faussement inoffensive qui lui est malheureusement associée. Un gaz « sans danger » ? Il est vraiment temps que ce mythe s’effondre.

La campagne veut montrer en quelques secondes l’avant/l’après, le lien direct entre la consommation et ses conséquences.

À l’écran, des scènes devenues banales de moments festifs où le protoxyde circule : un ballon coloré. Une inhalation. Et la couleur de ce ballon devient le filtre par lequel la réalité explose : accident de la route, paralysie, incontinence, impuissance sexuelle, condamnations pénales. Le gaz hilarant n’a, soudain, plus rien de drôle.

C’est cette réalité que la campagne expose : celle d’un produit aux effets imprévisibles, dangereux, irréversibles. La conduite sous protoxyde est tout simplement impossible. Et plus la consommation se répète, plus les risques s’aggravent : atteintes neurologiques sévères, complications cardiovasculaires, troubles cognitifs ou psychiatriques.

.


« Le patient type est un jeune qui à 18 ans, se retrouve les doigts rétractés, à ne plus pouvoir tenir debout sans béquille, et à se faire pipi dessus » alerte le docteur Irène Coman de l’Hôpital de Sevran.

« C’est une jeune femme qui ne peut plus garder son travail, car elle n’est plus présentable à cause de son incontinence, qui lâche tous les objets des mains, n’arrive plus à retenir les commandes. Ces patients arrivent en consultation à l’hôpital parfois très tard. Il y a un jeune homme qui est venu seulement quand les douleurs neuropathiques étaient tellement insupportables, qu’il ne pouvait plus supporter le poids du drap sur ses pieds, et qu’il ne fermait plus l’œil de la nuit ».

.


.

.


Une fausse impression de lucidité qui tue

 

Le « proto » crée une illusion de contrôle. Le conducteur ne perçoit pas que ses capacités sont altérées. C’est l’un des mécanismes les plus dangereux de cette substance.

Les conséquences : perte de contrôle moteur (difficulté à maintenir le volant, réactions imprévisibles aux imprévus sur la route) ; sous-estimation des vitesses et des distances de sécurité ; altération du jugement (prises de décision impulsives, désinhibition) ; distorsions visuelles pouvant faire apparaître ou disparaître des obstacles ; « trous noirs » (perte de conscience partielle ou totale au volant, sans signe avant-coureur) ; altération de la mémoire de travail (incapacité à anticiper les situations de conduite).

Dernière mise à jour :
Partagez Facebook Twitter Linkedin