À partir du 1er janvier 2027, les maires et présidents de conseils départementaux auront la main sur le déploiement de radars sur leurs réseaux.
Il s’agit d’une évolution importante concernant la gestion de la sécurité routière en France. Cela devrait jouer d’abord sur les lieux d’implantation de ces contrôles automatiques. En effet, les élus locaux privilégieront certainement des zones urbaines sensibles, comme les carrefours dangereux ou la proximité d’un établissement scolaire, quand l’Etat ciblait surtout les grands axes routiers.
La deuxième conséquence pourrait être une véritable explosion du nombre de ces appareils. Aujourd’hui, on en compte un peu plus de 4.800. Demain, que décideront les 36.000 communes ? Il faut aussi savoir que les collectivités gèrent plus de 700.000 km de voirie contre seulement 20.000 km pour l’État.
Le surveillance automatique, 24h sur 24, des axes urbains et des routes secondaires devrait donc se traduire par la multiplication des sanctions dans tout le pays.
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Avec la nouvelle génération de radars SCAT (Système de contrôle automatisé des collectivités) ce seront aussi les comportements à l’intérieur de l’habitacle qui seront contrôlés. Au-delà de l’excès de vitesse et du franchissement de feu rouge, ils pourront sanctionner l’usage du téléphone au volant ou le défaut de ceinture.
Enfin, les sanctions pourront se cumuler sans plafond. Un conducteur pourra ainsi perdre jusqu’à 8 points (plafond légal pour un seul contrôle) et payer plusieurs amendes de 135 euros simultanément.
Un frein demeure pour cette décentralisation des radars : les amendes continueront à être encaissées par l’État, alors que l’investissement sera réalisé par les communes ou les départements.
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