Les motards n’ont pas à renoncer à leur passion. Mais ils doivent y intégrer un rapport au risque lucide, une vigilance sans compromis, au regard d’une accidentalité particulièrement lourde.
Julien est motard. Père aussi. Dans ce film, il se raconte : l’appel de la route, le plaisir de la vitesse, et la peur qui va avec. La peur de l’accélération de trop. La peur de ne pas rentrer. « J’adore la vitesse, mais c’est aussi le plus grand des dangers ».
Son jeune fils joue à côté de lui avec une moto miniature, mimant les gestes mécaniques du père. Cette image dit l’essentiel : on est prudent sur la route pour soi, mais aussi pour ceux qui attendent.
Ce portrait est un miroir tendu à tous les motards qui s’y reconnaîtront. Vivre une passion, c’est d’abord ne pas en être victime. La transmettre, c’est aussi transmettre tout ce qu’elle exige.
« C’est à partir d’une approche documentaire que nous avons imaginé ce film. Seul un motard pouvait s’adresser aux motards sans les culpabiliser. Nous avons choisi de construire le récit autour d’un lien père-fils, pour interroger la notion de responsabilité : celle d’un homme qui prend la route en sachant qu’il est attendu » soulignent les réalisateurs, Alban Teurlay et Thierry Demaizière.
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Pourquoi cette campagne ?
Les motards qui meurent sur la route ne sont pas, pour la plupart, des débutants. 72% sont des conducteurs expérimentés, sur moto lourde, et décèdent lors d’un trajet de loisir.
Comment atteindre cette communauté de passionnés sans les culpabiliser ? En leur tendant un miroir. En leur faisant entendre la parole d’un des leurs.
Les motards n’ont pas à renoncer à leur passion. Mais ils doivent y intégrer un rapport au risque lucide, une vigilance sans compromis, au regard d’une accidentalité particulièrement lourde.
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Les chiffres à retenir
- 2 morts par jour : motards tués sur les routes françaises
- 21% de la mortalité routière, pour moins de 2% du trafic
- 31% des blessés graves
- 691 usagers 2RM décédés en 2025 : 575 motocyclistes + 116 cyclomotoristes
- 54% des accidents mortels impliquent la vitesse (conducteur de moto lourde PR)
- 46% des décès : collision sans tiers impliqué
- 41% des décès surviennent en courbe, contre 29% pour les autres usagers
- 5100 blessés graves en 2025
- 36% garderont des séquelles 1 an après l’accident
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L’équipement : votre seule protection
À deux-roues motorisé, le corps est exposé à chaque instant. L’équipement du conducteur est la seule carrosserie qui protège en cas d’accident.
Les conseils : porter un casque homologué et bien ajusté à chaque trajet ; adopter un équipement complet (blouson renforcé, gants homologués, pantalon et bottes de protection) ; soigner sa visibilité : gilet ou équipement aux couleurs claires, voire rétro-réfléchissants ; anticiper les angles morts et adapter sa trajectoire en courbe ; moduler sa vitesse selon les conditions de la route et de la visibilité ; maintenir régulièrement son véhicule en état (le contrôle technique est obligatoire pour les 2RM depuis avril 2024).
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