Stress, impatience, agressivité : la route se transforme en véritable zone de tension pour de nombreux automobilistes.
À l’approche des fêtes de fin d’année, moment où les déplacements s’intensifient partout en France, une étude menée pour Nextbase, leader européen des dashcams avec YouGov, révèle un climat routier nettement plus tendu.
L’affluence sur les routes, la fatigue accumulée, les imprévus météorologiques et les contraintes liées à l’organisation des fêtes créent une atmosphère propice à l’irritabilité. Ainsi, près d’un automobiliste sur deux (42%) affirme que le trafic devient plus agressif à l’approche de Noël et du Nouvel An.
En effet, des pics d’agressivité clairement identifiés durant les fêtes et selon les automobilistes, les moments les plus agressifs sont : la période des fêtes (24%), le réveillon et le jour de l’An (11%), la semaine précédant Noël (10%). Cette concentration de stress routier reflète l’intensité des déplacements et la charge mentale liée aux préparatifs de fin d’année.
.
.
L’étude révèle qu’au-delà d’une simple perception, l’agressivité est bel et bien vécue au quotidien : 32% des conducteurs ont observé un comportement agressif… et l’ont également subi personnellement.
Les manifestations les plus courantes incluent des coups de klaxons agressifs, des insultes ou cris, des gestes menaçants ou encore des comportements dangereux comme les queues de poisson.
Une analyse régionale révèle les endroits où les conducteurs subissent le plus d’agression : la région sud-ouest (37%) arrive en tête des régions les plus touchées, suivie de la région parisienne avec 32% et enfin la région nord-ouest avec 28%.
L’agressivité au volant ne reste jamais sans impact. Lorsqu’ils y sont confrontés : 37% des conducteurs ressentent de la colère, 36% se disent inquiets, 10% vont jusqu’à déclarer avoir peur de poursuivre leur trajet. Ces chiffres soulignent à quel point un incident d’agressivité, même bref, peut altérer la vigilance, générer du stress et mettre en danger la sécurité de tous.
.
.
Interrogés sur leurs réactions face à cette agressivité qu’ils ont eux-mêmes expérimentée, les automobilistes révèlent des comportements très variés, preuve que, souvent démunis face à ces situations, ils oscillent entre impulsivité et évitement : 32% répondent par un cri ou un geste ; 34% choisissent de ne pas répondre, notamment les 18-24 ans, très adeptes de cette stratégie (56 % vs 37% pour les plus de 55 ans) ; 11% cherchent à désamorcer en dialoguant calmement.
Au-delà de réactions physiques, certains automobilistes déclarent subir un choc émotionnel caractérisé par de la panique (6 %), de l’intimidation (5%) voire un sentiment de paralysie (4%).



