Avec un taux de réussite inférieur à 60%, l’examen du permis de conduire est aujourd’hui majoritairement échoué en raison de fautes dites « éliminatoires ».
La réforme envisagée consisterait à n’éliminer un candidat, qu’en cas de danger immédiat constaté par l’inspecteur. Des infractions telles que le franchissement d’une ligne blanche ou un « stop glissé » ne seraient plus automatiquement éliminatoires. Le candidat pourrait obtenir son permis dès lors qu’il validerait un nombre suffisant de compétences (20 sur 31), même en cas de faute grave isolée.
Pour « 40 millions d’automobilistes », supprimer des fautes éliminatoires reviendrait à banaliser des comportements qui, s’ils ne provoquent pas systématiquement un accident, n’en demeurent pas moins des infractions susceptibles de mettre des vies en danger.
« Franchir une ligne blanche ou ne pas marquer un arrêt complet à un stop peut sembler sans conséquence immédiate lorsqu’aucun usager n’est visible. Mais la règle ne vaut pas systématiquement lorsqu’un danger est apparent. Elle existe justement pour prévenir l’imprévisible » souligne l’association.
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« Alléger l’exigence lors de l’examen enverrait un signal ambigu, en laissant entendre que certaines règles de base ne sont pas « si graves » qu’il n’y paraît. Dans un contexte où les pouvoirs publics appellent régulièrement au respect du partage de la route et à davantage de responsabilité individuelle, et où les autorités sanctionnent sévèrement ces infractions, cette orientation serait en contradiction avec les discours de fermeté tenus par ailleurs ».
« Nous ne sommes pas opposés à une modernisation de l’examen du permis de conduire. Bien au contraire : toute réforme qui permettrait une évaluation plus cohérente, plus pédagogique et davantage centrée sur les compétences réelles du candidat mérite d’être étudiée. Mais cette modernisation ne peut en aucun cas se traduire par un affaiblissement des exigences. L’enjeu dépasse la réussite à un examen. Il s’agit de garantir que chaque nouveau conducteur maîtrise pleinement les règles fondamentales du Code de la route et adopte, dès le premier jour, une conduite responsable et respectueuse », ajoute Pierre Chasseray, directeur de 40 millions d’automobilistes.
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