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Simon Fetet à l’œuvre sur le 64

Le nouveau préfet des Pyrénées-Atlantiques a pris ses fonctions, affichant sa volonté d’agir

 

« J’ai le goût des gens, des affaires humaines, des territoires et de ceux qui les font vivre » a souligné d’entrée Simon Fetet, 44 ans.

 


En provenance de la préfecture des Deux-Sèvres, le représentant de l’État s’est déjà immergé dans la réalité de ce département particulièrement contrasté. « Mon objectif est d’être à la hauteur de mes prédécesseurs ». Entre crise agricole, tension sur le logement et reconversion industrielle, son expérience sera précieuse pour le 64.

Enfant d’enseignants, passé par la Cour des comptes sur les questions sociales, puis par le ministère de l’Intérieur auprès de Gérard Collomb puis de Christophe Castaner. Simon Fetet dispose d’une culture de l’État d’une rare diversité.

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« En termes d’affaires publiques, les Pyrénées-Atlantiques sont un département extrêmement riche et diversifié. C’est la plénitude de ce qu’un haut fonctionnaire de l’État peut espérer faire dans sa vie professionnelle. On est en charge d’une multitude de sujets et on le fait, en plus, dans un des départements les plus beaux de France », a confié Simon Fetet.

Ancien directeur de l’immigration au ministère de l’Intérieur, l’énarque s’est rendu dès le lendemain de sa prise de fonction sur le terrain, à la rencontre des forces de l’ordre, à la frontière franco-espagnole. « J’ai été frappé par leur professionnalisme et la mise en œuvre des instruments que j’ai moi-même conçu il y a quelques années ».

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Ses compétences environnementales et économiques vont être rapidement sollicitées. Habitué aux arbitrages complexes autour de la gestion de l’eau et du monde paysan lorsqu’il était préfet des Deux-Sèvres, Simon Fetet prend toute la mesure de ces questions. Il a rendez-vous avec le président de la Chambre d’agriculture, la semaine prochaine, et il doit rencontrer les autres organisations agricoles en suivant.

« L’agriculture est constitutive de l’identité d’un territoire. Peut-être ici, plus qu’ailleurs. C’est un secteur qui traverse une crise multifactorielle et qui affecte toutes les filières. C’est l’une de mes priorités ».

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Vigilance aussi concernant la Polyclinique de Navarre : « C’est un sujet d’actualité qui a surpris par sa gravité et son degré de conséquences pour le territoire. Mon objectif reste le même que mon prédécesseur : défendre l’offre de soin pour les habitants et mobiliser tous les outils à notre disposition pour sauvegarder le plus d’emploi possible. »

Sur la question cruciale du logement, véritable urgence sociale au Pays Basque comme en Béarn, le successeur de Jean-Marie Girier entend s’inscrire dans la continuité des travaux engagés et reprendre le chantier de la « task force » logement.

« Il n’y a pas de territoire prospère si ce territoire ne sait pas loger ses habitants. Ceux qui font vivre le territoire doivent pouvoir aussi y vivre. Mes maîtres-mots seront : pédagogie, transparence, visibilité et disponibilité ».

Côté industrie, la reconversion du bassin de Lacq trouve elle aussi un écho particulier dans sa trajectoire professionnelle. Son passé de secrétaire général de la préfecture du Nord, où il a géré la mutation du grand port de Dunkerque, lui apporte le recul nécessaire. « J’ai quelques expériences en termes de gros dossiers industriels. Je trouve celui du bassin industriel de Lacq assez remarquable, d’anticipation et d’ambition. Il m’a fortement impressionné sur le papier et j’ai hâte de le découvrir. »

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L’ampleur des tâches à accomplir ne semble pas l’effrayer outre mesure, bien au contraire. Ce fin connaisseur des rouages gouvernementaux, passé par le cabinet du ministère de l’Intérieur et la Cour des comptes, affiche une sérénité assumée. « Je suis amateur de dossiers épineux », précise celui qui a piloté les urgences sanitaires du Covid-19 en étant au cœur de la machine gouvernementale.

Alors que le temps des consultations et de la prise de contact avec les différents acteurs locaux se poursuit, Simon Fetet aborde ses nouvelles fonctions avec une ambition claire : mettre son expertise au service direct d’un territoire exigeant. Le chantier est vaste, mais les armes sont affûtées.

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