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Le covoiturage peine à décoller

Les résultats du 8e Baromètre de l’autosolisme, par VINCI Autoroutes

 

Le covoiturage progresse de 2,3% en un an, mais 84% des conducteurs circulent encore seuls le matin aux heures de pointe.


La légère progression du covoiturage constatée au printemps 2025 semble se poursuivre. Si 84% des conducteurs circulent toujours seuls dans leur voiture le matin aux heures de pointe, aux abords des 12 métropoles françaises observées, cette pratique recule de 2,3% en un an, et de 0,6% au cours du dernier semestre.

Des résultats encourageants qui trouvent également un écho dans l’enquête de terrain menée au cours de la même période par VINCI Autoroutes auprès de 248 utilisateurs de 15 parkings de covoiturage situés sur son réseau : près de la moitié d’entre eux (44 %) pratiquent la mobilité partagée dans le cadre de leurs trajets domicile–travail, un taux qui a plus que doublé depuis la 1ère édition de cette enquête, débutée en 2017 (il était alors de 21 %).

Malgré ces chiffres encourageants, le taux d’occupation des véhicules reste bien inférieur à l’objectif fixé dans le cadre de la Stratégie nationale bas carbone (1,25 en moyenne aujourd’hui vs. un objectif de 1,75 en moyenne d’ici 2030). Par ailleurs, c’est aux cours des plages horaires les plus chargées que le covoiturage reste le moins pratiqué. Accroître le développement de celui-ci, en particulier aux heures de pointe, permettrait de diminuer de manière significative les émissions de gaz à effet de serre liées aux mobilités routières, tout en améliorant les conditions de circulation.

Le covoiturage consiste à circuler à deux personnes ou plus à bord d’un même véhicule. Lorsque le covoiturage augmente sur un tronçon, l’autosolisme, c’est-à-dire l’usage strictement individuel d’un véhicule, baisse mécaniquement. Parmi les 12 sites observés depuis 2021, la pratique du covoiturage aux heures de pointe est en hausse dans 9 métropoles, notamment à Lyon, Orléans, Biarritz, et en Ile-de-France. A l’inverse, Bordeaux (A10) voit son taux d’autosolisme augmenter de 5,4 % sur un an, après une embellie à l’automne 2024.

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39% des usagers des parkings de covoiturage du réseau VINCI Autoroutes ne covoituraient pas avant la création de l’un de ces équipements sur leur trajet. C’est l’un des principaux enseignements de l’étude de terrain conduite en parallèle du Baromètre de l’autosolisme. Pour 76% d’entre eux, le covoiturage constitue d’ailleurs la seule alternative possible à l’autosolisme.

Une fois essayé, le covoiturage s’intègre ensuite naturellement dans leurs déplacements du quotidien : 48% des pendulaires qui utilisent les parkings se déplacent exclusivement en covoiturage lors de leurs trajets. Ils mettent en avant quatre motivations principales : économiques (34%), sachant que le covoiturage permet d’économiser 2.000 €/an en moyenne si on le pratique tous les jours pour aller au travail ; pratiques et conviviales (28%), les services de mise en relation et les équipements dédiés simplifiant ces trajets partagés ; écologiques (26%), puisque chaque trajet covoituré permet d’économiser en moyenne 6 kg de CO2 ; et enfin, parce qu’ils n’ont tout simplement pas d’autre solution pour se rendre au travail. Pour 12% des répondants, le covoiturage est incontournable.

Cette étude de terrain souligne par ailleurs une évolution intéressante des motifs de déplacement. Les trajets domicile-travail, qui ne représentaient que 21% des réponses en 2017, représentent aujourd’hui 44% des trajets effectués. Si l’on ajoute les déplacements professionnels occasionnels, 70% des répondants ont donc recours au covoiturage pour des trajets professionnels – preuve que ces infrastructures constituent des solutions efficaces pour faire diminuer l’autosolisme.

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