Le nombre de morts a progressé de +2,4%, celui des blessés graves a augmenté de +5,2%.

L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière a publié les résultats définitifs du bilan de l’accidentalité routière. En 2025, 3.515 personnes sont donc décédées sur les routes de France métropolitaine et d’outre-mer. Les chiffres traduisent une hausse de +2,4% par rapport à l’année précédente, et de +0,5% par rapport à 2019, année de référence sur la décennie 2020-2030.
« Le bilan 2025 de l’accidentalité routière est un choc. Derrière chaque mort sur la route, il y a une famille brisée, des enfants qui grandiront sans un parent, des vies fauchées qui auraient pu être sauvées. Nous devons regarder la réalité en face : trop de drames sont encore causés par des comportements excessifs à risque – vitesse excessive, alcool, stupéfiants, protoxyde d’azote, refus des règles les plus élémentaires de prudence. Sur la route, quelques secondes peuvent condamner une vie entière. Je refuse de considérer ces décès comme une fatalité » a déclaré Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur.
« La route n’est pas un espace de transgression, c’est un espace de responsabilité collective. Respecter le code de la route, ce n’est pas subir une contrainte : c’est protéger des vies. À l’approche des grands départs estivaux, j’en appelle à la conscience de chacun : automobilistes, motards, cyclistes, piétons. La prudence sauve des vies. Chaque trajet doit être un engagement envers les autres et envers soi-même. »
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En France métropolitaine, 3.263 personnes sont décédées sur les routes (2.523 hommes et 740 femmes) soit 70 tués de plus qu’en 2024 (+2,2%).
Le nombre total de blessés est estimé à 247.000, en hausse de +4,9% par rapport à 2024, dont 16.800 blessés graves, un bilan également en hausse (+5,2%). Par rapport à 2019, la tendance est en hausse : +0,6% pour la mortalité et +3,4% pour les blessés estimés (dont +3,1% de blessés graves estimés).
Parmi les 3.263 personnes décédées, 2.047 sont décédées dans l’accident qu’elles ont causé et 1.216 n’étaient pas responsables de l’accident. 30% des personnes décédées non responsables sont piétons, 36% sont conducteurs de véhicules et 33% sont passagers. 53% sont des usagers vulnérables (piétons, cyclistes, EDPm, deux roues-motorisés). 77% des tués et 75% des blessés graves sont des hommes. 83% des présumés responsables (PR) d’accidents mortels sont des hommes.
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Dans les accidents mortels, la vitesse excessive ou inadaptée et l’alcool restent les deux premiers facteurs (respectivement pour 29% et 21% des présumés responsables). Viennent ensuite : l’inattention (13%), les stupéfiants (11%) et les malaises (11%) puis les manœuvres dangereuses (dépassement dangereux, changement de file, non-respect des distances de sécurité) pour 10% des présumés responsables, les refus de priorité (10%) et les contresens chez 4%.
1.381 personnes sont décédées (conducteurs ou passagers) dans des accidents sans tiers impliqué (42% de la mortalité routière) ; notamment 834 occupants de véhicules de tourisme, 292 usagers de deux-roues motorisés, 96 cyclistes, 64 occupants de véhicules utilitaires, 31 occupants de poids lourds, 12 en quad, 11 en tracteur agricole et 1 en voiturette.
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