Le Fonds de Garantie des Victimes a pris en charge ces trop nombreux accidents corporels causés par des conducteurs sans assurance ou en fuite. Avant de se retourner contre les responsables.
Pour 177 victimes décédées, le Fonds a indemnisé les proches (+5,4% par rapport à 2024), attestant de la gravité de ces accidents. Le nombre de victimes prises en charge en 2025 baisse de 7,3% par rapport à 2024. Toutefois, la recrudescence de véhicules en défaut d’assurance, lors des contrôles des forces de l’ordre, témoigne d’une persistance inquiétante du phénomène.
En France, un véhicule sur vingt impliqué dans un accident de la circulation donnant lieu à l’intervention des forces de l’ordre n’est pas assuré (soit un taux de 5,8%). Face à ce constat, le Fonds rappelle sa double mission : indemniser, au nom de la solidarité nationale, les victimes de conducteurs non assurés ou en fuite, et sensibiliser aux risques d’une pratique illégale aux conséquences financières dramatiques pour les conducteurs responsables en cas d’accident.
Pour mesurer l’ampleur du phénomène, le FGAO publie, chaque année, son baromètre de la non-assurance routière. Cet outil unique en France dresse un état des lieux précis : chiffres clés et profils des conducteurs et des véhicules impliqués. Une photographie indispensable pour comprendre et agir.
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Pour rappel, tout conducteur doit souscrire une assurance de responsabilité civile (ou assurance au tiers) pour couvrir les dommages causés aux autres. Depuis avril 2024, la carte verte est dématérialisée : les forces de l’ordre vérifient l’assurance via le Fichier des Véhicules Assurés (FVA), alimenté en temps réel par les assureurs, en scannant la plaque d’immatriculation
Des conséquences financières très lourdes
Il faut savoir que, après avoir indemnisé la victime, le Fonds de Garantie des Victimes (FGAO) se retourne contre le conducteur non-assuré pour obtenir le remboursement des sommes versées, majorées de 10%.
Selon la gravité de l’accident, ces montants peuvent atteindre des centaines de milliers, voire des millions d’euros. Les jeunes conducteurs, principaux concernés risquent ainsi de s’endetter à vie.
La non-assurance est un fléau pour la collectivité, qui en assume l’essentiel du coût via la contribution prélevée sur l’ensemble des assurés automobiles, alimentant le FGAO.
En 2025, le Fonds a versé plus de 132 millions d’euros aux victimes blessées et proches de victimes décédées, en hausse de 25% depuis 2018.



