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Arnaques sur les voitures d’occasion

Véhicules accidentés maquillés, clonage de numéro, compteurs trafiqués, fausses applications bancaires et usurpation d’identité : attention !

 

Les fraudes automobiles se multiplient et se sophistiquent en Europe. Certaines reposent sur des réseaux criminels organisés, tandis que d’autres exploitent simplement la confiance ou la précipitation des automobilistes.

 


La société de données automobiles carVertical a identifié cinq pratiques frauduleuses auxquelles les acheteurs comme les vendeurs de voitures d’occasion doivent être particulièrement attentifs, et livre ses conseils pour éviter les mauvaises surprises.

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Voitures accidentées maquillées et revendues comme neuves

 

Derrière une carrosserie impeccable peut parfois se cacher un véhicule gravement accidenté. Des réseaux criminels sont spécialisés : ils achètent à bas prix des véhicules fortement endommagés, les importent en Europe, puis effectuent uniquement des réparations esthétiques avant de les revendre en les présentant comme des voitures n’ayant jamais subi de dommages.

Le danger ne se limite pas à une simple tromperie commerciale. En cas d’accident, un airbag défectueux ou une structure de carrosserie déformée peuvent compromettre gravement la sécurité des occupants.

Pour limiter les risques, carVertical recommande de ne jamais se fier uniquement à l’apparence d’une voiture. La consultation de son historique, un essai routier approfondi et une inspection par un professionnel de confiance restent trois étapes indispensables avant tout achat.

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Clonage du numéro VIN : des voitures sous la même identité

 

Moins connue, mais potentiellement lourde de conséquences, cette fraude consiste à attribuer à un véhicule le numéro d’identification (VIN) d’une autre voiture de même modèle, légalement immatriculée dans un autre pays ou déclarée irréparable, mais dont l’immatriculation n’a pas été radiée. Les fraudeurs modifient alors le numéro gravé sur la carrosserie et remplacent les étiquettes d’identification pour donner au véhicule une nouvelle identité. Résultat : deux voitures peuvent circuler simultanément sous le même numéro VIN, parfois dans deux pays différents, avec des historiques de contrôles techniques, d’assurance ou de changements de propriétaires qui se superposent.

Il est important de vérifier que le numéro VIN figurant sur le véhicule correspond bien à celui utilisé pour générer le rapport d’historique. Cette vérification physique constitue une garantie de sécurité supplémentaire essentielle pour s’assurer que les informations consultées concernent bien le véhicule inspecté.

Avec cette pratique, les vendeurs malhonnêtes cherchent à dissimuler le mauvais état d’une voiture : airbags déclenchés mais non remplacés, carrosserie déformée, éléments repeints pour masquer des dommages, voyants d’alerte désactivés ou encore capteurs d’aide à la conduite mal recalibrés. Autant de défauts qui peuvent passer inaperçus lors d’une inspection superficielle.

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Fraude au compteur : jusqu’à 50% de surcoût pour les acheteurs

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Malgré les progrès technologiques, la fraude au compteur kilométrique reste l’une des arnaques les plus répandues sur le marché de l’occasion. Grâce à des outils spécialisés, les fraudeurs peuvent aujourd’hui modifier aussi bien les compteurs mécaniques que numériques, afin de faire apparaître un véhicule moins kilométré qu’il ne l’est réellement. L’objectif est simple : augmenter artificiellement la valeur de la voiture et la revendre plus cher.

Selon une étude menée par carVertical en 2026 sur les conséquences financières de cette pratique, les automobilistes payent près de 50% de plus que la valeur réelle d’un véhicule au compteur trafiqué sur certains marchés européens. Et plus le modèle est coûteux, plus le préjudice financier peut être important.

La vérification du kilométrage et de sa cohérence avec l’historique d’entretien constitue une précaution essentielle avant de signer un contrat de vente.

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Fausses applications bancaires qui ciblent les vendeurs

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Les acheteurs ne sont pas les seules victimes des escroqueries automobiles. Certains fraudeurs ciblent directement les particuliers qui souhaitent vendre leur véhicule, en utilisant de fausses confirmations de paiement.

Le scénario est souvent le même : après avoir trouvé un accord avec le vendeur, l’acheteur lui présente sur son téléphone une confirmation de virement bancaire. Rassuré, le propriétaire remet les clés et les documents du véhicule. Mais l’argent n’arrive jamais sur son compte : le virement a été annulé ou la confirmation a été générée par une fausse application imitant celle d’un établissement bancaire reconnu. Ce type d’escroquerie fait déjà l’objet de procédures judiciaires dans plusieurs pays européens.

Pour éviter de se retrouver sans voiture et sans argent, il est recommandé une règle simple : ne jamais remettre le véhicule ni ses documents avant d’avoir vérifié que les fonds ont effectivement été crédités sur son propre compte bancaire. Une capture d’écran, un SMS ou une confirmation affichée sur le téléphone de l’acheteur ne constituent pas une preuve suffisante du paiement.

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Pression à l’achat pour dissimuler les défauts

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Un vendeur qui affirme avoir plusieurs acheteurs intéressés, exige une décision immédiate ou refuse une inspection mécanique doit éveiller la méfiance. Derrière ces arguments commerciaux peut se cacher une volonté de dissimuler des défauts ou d’empêcher l’acheteur de découvrir des informations compromettantes. Le refus d’une inspection indépendante constitue notamment un signal d’alerte important.

Si un vendeur refuse toute forme d’inspection, mieux vaut chercher un autre véhicule. Un automobiliste qui se précipite pour acheter une voiture sans l’avoir fait examiner correctement risque non seulement de la payer trop cher, mais aussi de devoir faire face à de nombreuses dépenses imprévues liées à des défauts dissimulés par le vendeur.

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